
L’orizzonte del mediatore: una nuova mappatura del Mediterraneo
Un progetto di residenza di Bahzad Sulaiman e Vincent Gallais
Il progetto di Bahzad Sulaiman e Vincent Gallais si confronta con la storica «Tabula Rogeriana», la cartografia realizzata a Palermo dallo studioso Al-Idrisi nel XII secolo presso la corte di Ruggero II. Con un approccio interdisciplinare e drammaturgico, il duo collega la figura di Al-Idrisi, tratta dall’opera Król Roger di Karol Szymanowski, alla scultura, al suono e alla ricerca spaziale. Nella Bottega creeranno uno spazio scenografico che ridefinisce il Mediterraneo non come confine, ma come luogo di incontro e di scambio intellettuale. Attraverso la sovrapposizione di materiale d’archivio, superfici riflettenti e arie d’opera decostruite, Sulaiman e Gallais rendono visibile il lavoro invisibile del mediatore culturale.
Vincent Gallais
Né en banlieue parisienne en 1991, Vincent Gallais vit et travaille à Strasbourg. Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon (2014) et de la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg (2017), avec les félicitations du jury, il suit en 2025 une formation complémentaire au CFPI (École des Interventions) de Strasbourg.
Par le dessin, la photographie, la sculpture et l’installation, il explore la trace et le fragment issus de ses errances mentales, urbaines et rurales. Ces éléments deviennent les indices de narrations où se nouent des relations mouvantes entre humains et non-humains. Son travail s’élabore dans un va-et-vient entre l’observation du réel et sa réinvention plastique : prélèvements, assemblages, expérimentations de matières et d’images s’entrelacent pour créer des formes ambivalentes, à la fois poétiques et critiques.
En révélant ce qui relie le visible et l’infime, le concret et l’événement, il cherche à rendre perceptible une continuité entre la réalité du quotidien et ses possibles extensions. Ses formes fragmentaires invitent à envisager le monde non comme une totalité stable, mais comme un ensemble de processus en cours, où actions et transformations permanentes travaillent la matière, les lieux et les récits. Sa pratique se construit ainsi dans un état d’observation et d’expérimentation constant, où chaque contexte peut devenir un nouveau point de départ.
Son travail s’est développé à travers différents contextes artistiques en France et à l’étranger. Il a présenté son travail dans plusieurs expositions individuelles et en duo, notamment à Atelier Mondial, 2025, Bâle, CH ; à DDDKunstHouse avec Letizia Romanini, 2025, Erevan, ARM ; à la Dalan Art Gallery, 2023, Erevan, ARM ; au Trésor, 2021, Reims, FR ; et à l’espace culturel A.B.C. avec Alice Bidault, 2018, Dijon, FR. Il a également participé à plusieurs expositions collectives, notamment à MATCA, 2025, Cluj-Napoca, RO ; au Centre arménien d’art contemporain expérimental (NPAK/ACCEA), 2023, Erevan, ARM ; au Chiffonnier, 2021, Dijon, FR ; à la Kunsthalle Mulhouse, 2020, FR ; et à la Kunsthalle Basel, 2019, CH.
Il a effectué diverses résidences en France et à l’étranger afin d’expérimenter et de développer sa pratique, notamment à Lisbonne avec Hangar, 2026, PT ; en Arménie avec Atelier Mondial et KulturDialogu Armenien, 2023, ARM ; à Pau au Bel Ordinaire, 2022, FR ; à Lyon avec la Factatory, 2018, FR ; et à Dijon à la Halle 38, 2018, FR.
foto Vincent Gallais © Alex Flores
Bahzad Sulaiman
Bahzad Sulaiman (né en 1991) est un artiste d’origine kurdo-syrien qui vit en Allemagne depuis 2016. Dans sa pratique interdisciplinaire, il considère la sculpture comme un champ élargi. Il explore les relations entre le corps, l’objet, le son et l’espace. Ses œuvres abordent des questions d’identité, de mémoire, d’infrastructures technologiques et de changements écologiques. Elles examinent de façon critique la manière dont les structures de consommation et la culture matérielle façonnent la vie contemporaine. Sulaiman réinterprète les formes sculpturales au-delà de l’objet statique et oscille entre les formats visuels, performatifs et d’installation. Il conçoit le corps humain comme une sculpture cinétique et considère les appareils ménagers comme des archives sculpturales qui portent les traces du temps, de l’usage et de la présence humaine. À travers des processus de transformation, ces objets sont réactivés en tant que vecteurs spatiaux de la mémoire et de la perception.
Ces dernières années, il a élargi son langage sculptural pour y inclure des éléments immatériels tels que la lumière et le son. En collaboration avec des compositeurs, il intègre des éléments acoustiques — notamment le chant lyrique et des compositions sonores — afin de dynamiser et de déstabiliser des environnements sculpturaux. Ces composantes immatérielles donnent naissance à des installations et des performances immersives dans lesquelles la sculpture devient une expérience temporelle, sensorielle et physique. Sulaiman a d’abord étudié la sculpture à l’Institut des arts appliqués et à la Faculté des beaux-arts de Damas. Pour explorer davantage les dynamiques spatiales et la relation entre les corps en mouvement et les espaces construits, il a poursuivi ses études en scénographie à l’Académie des arts du spectacle de Damas. En 2019, il a obtenu son master en Performance et Installation à l’École supérieure des beaux-arts de la Sarre (HBKsaar) à Sarrebruck. De 2021 à 2022, il a été boursier de l’enoa – le Réseau européen des académies d’opéra – au Festival d’Aix-en-Provence, où il a bénéficié du mentorat du metteur en scène Peter Sellars. En 2022, il a participé au Forum international du Theatertreffen des Berliner Festspiele et a reçu le Prix de la culture du Regionalverband de Sarrebruck. De 2023 à 2025, il est boursier de l’Akademie Musiktheater heute dans la catégorie mise en scène.
Il a bénéficié de nombreuses bourses et résidences auprès d’institutions prestigieuses, notamment la résidence Art Omi (New York, États-Unis), la Fondation Boghossian – Villa Empain, les résidences Bijloke et DOLERS (Belgique), les résidences artistiques Konst i Hälsingland et Magic Carpets (Suède), Kultur Ensemble – La Bottega (Italie), la résidence OASiS (Hongrie), la résidence artistique « 7THEX » (Portugal, Italie et Allemagne), la résidence du château de Wiepersdorf, INITIAL de l’Académie des Arts, le Fonds des arts du spectacle, la Fondation Kunstfonds, IMPACT19_ PACT Zollverein (Allemagne), le programme LIBERTY de Creative Europe (Royaume-Uni), ainsi que la Journée mondiale du bois (Turquie). Ses œuvres interdisciplinaires ont été exposées à l’international, notamment au Musée de la Sarre – Galerie moderne, à la Kunsthalle de Mannheim, au Centre international d’art lumineux d’Unna, à la Biennale EVI LICHTUNGEN, au Musée de Friedland (Allemagne), au Festival d’Aix-en-Provence (France), au LUNA Light Art (Pays-Bas), à la biennale OpenART d’Örebro (Suède), à l’Esponja House of Culture de São Paulo (Brésil), au Journeys Festival International (Royaume-Uni), à la Penticton Art Gallery (Canada), au Musée Stübing (Autriche), ainsi qu’en Belgique, en Italie, aux États-Unis, au Portugal, en Lituanie, en Bulgarie, en Espagne, en Syrie et en Turquie.
foto Bahzad Sulaiman © Maximilian Kloker


