
photo Stacey_Sara_Patnode, Twinsburg, 1994 © Mark Lyon
MARK LYON
AORTA
16 mai - 12 juin 2026
VERNISSAGE 16 MAI 18H
CENTRE INTERNATIONAL DE PHOTOGRAPHIE DE PALERME
CANTIERI CULTURALI ALLA ZISA – OFFICINE DUCROT
Entrée libre
L’exposition Aorta du photographe américain Mark Lyon (La Jolla, 1952) sera inaugurée samedi 16 mai à 18h au Centre international de photographie de Palerme. L’exposition rétrospective sera visitable jusqu’au 12 juin.
Né en Californie et installé en France depuis vingt-cinq ans, Mark Lyon travaille depuis plus de quarante ans de manière transversale dans le domaine de la photographie, passant du portrait à l’architecture, des paysages aux arts visuels, englobant la musique et la littérature. Sa recherche a abouti à une trentaine de séries, ainsi qu’à de nombreuses publications et éditions. Ses œuvres figurent dans les collections permanentes d’institutions telles que le FRAC Nouvelle-Aquitaine, le Centre national des arts plastiques, le Musée d’art moderne de Paris, ainsi que dans des collections privées internationales.
Aorta est la première exposition personnelle du photographe en Italie, après qu’il a exploré et photographié ce pays avec passion.
L’exposition rassemble plus de cinquante images qui composent un parcours à travers lieux, époques et histoires. Au cœur de ce dialogue se distingue une série plus récente du photographe : les portraits réalisés à la Casa della fanciulla de Santa Ninfa (TP), entre 2013 et 2025. L’artiste a découvert ce lieu grâce à Paolo Martino, son voisin à New York, dont le père en avait été le fondateur.
Présentées en diptyques de moyen format, ces images racontent la métamorphose entre deux âges de la vie. En 2013, Lyon photographie pour la première fois des enfants au format 24x36. Les sujets sont représentés sur un fond neutre, qui évoque la page encore blanche de l’enfance, où tout est à écrire. Douze ans plus tard, le photographe retrouve ces mêmes enfants devenus adolescents et réalise de nouveaux portraits, cette fois avec une chambre photographique. Ce sont eux qui le conduisent dans les lieux qu’ils fréquentent, qu’ils aiment et qu’ils choisissent pour raconter ce moment de leur vie. Les images établissent ainsi un lien entre un temps continu et un temps retrouvé, et donnent forme à la multiplicité des identités. Dans le travail de Mark Lyon, la photographie devient un lieu de rencontre et de métamorphose.
En dialogue avec cette série, l’exposition présente des images réalisées sur une période de quarante ans, entre la France, les États-Unis et l’Italie, construisant ainsi un véritable parcours rétrospectif. Du New York des années 90, où il a photographié les grands noms de la photographie et du cinéma tels que Bob Richardson, Richard Prince, Winston & William Eggleston, ainsi que le producteur Franco Rossellini ; aux paires de jumeaux photographiés à différentes époques lors du festival Twins Days de Twinsburg. Il s’agit principalement de portraits, souvent présentés en grands formats, dans lesquels la couleur restitue l’intensité d’un monde qui surprend le regard du photographe. Entre tirages numériques et argentiques, la grande intimité du travail de Mark Lyon se révèle, racontant l’identité comme une histoire simple. Les sujets photographiés, parfois dédoublés comme c’est le cas dans les portraits de jumeaux, habitent un monde à la fois ancien et contemporain.
La versatilité de la pratique photographique de Mark Lyon n’exclut aucune émotion. De la gêne gracieuse d’un cygne à la ferveur d’un concert au Bataclan, ses images restituent l’urgence du présent. Le médium photographique se révèle ainsi capable de mettre en tension l’immédiateté du regard et la vibration du sens.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Mark Lyon et Ugo Casubolo Ferro.
L’exposition est accompagnée d’un texte de Carla Floccari.
Aorta est ouverte au public au Centre international de photographie de Palerme tous les jours, de 9h à 18h.
Biographie
Mark Lyon est un photographe américain, né à La Jolla, en Californie, en 1952. Il vit et travaille en France depuis plus de vingt-cinq ans.
Il s’installe en France à l’âge de 16 ans et y découvre la photographie grâce au Rolleiflex de son père. En 1970, de retour aux États-Unis, il poursuit des études de littérature et de photographie à Bennington, dans le Vermont. Il se passionne pour les avant-gardes littéraires et artistiques. Suite à cette immersion dans le monde de la photographie, il décide de suivre un master en photographie à Yale. Par la suite, il enseigne la photographie à l’université Columbia et à l’ENSAPC.
Formé par Richard Avedon, il alterne constamment entre recherches personnelles et travaux de commande. Encouragé par Bob Richardson, avec qui il collaborera à des projets éditoriaux, il revient en Europe en 1997 et décide de s’installer en France.
Depuis, il réalise de nombreuses séries photographiques à l’échelle internationale et publie plusieurs monographies. Son premier livre, PURE, publié en 2004, retrace l’adolescence de sa voisine, Raina, à New York.
Le Collectionneur, une exposition rétrospective organisée à la Fondation Zervos à Vézelay en 2008, est accompagnée d’un ouvrage du même nom. Il publie ensuite Fantasma de Carne (2012), dont les images ont été réalisées à Quito, en Équateur, en dialogue avec un texte de Christine Montalbetti. Les Jardins de la Pirotterie, publié en 2016, aborde le thème de l’innovation architecturale dans le logement social en France et a fait l’objet d’une exposition à l’ENSA de Nantes.
Lauréat du Prix de la photographie de la Fondation des Treilles en 2013, Mark Lyon découvre à cette occasion les paysages et les enjeux contemporains du bassin méditerranéen, sur lesquels il revient en 2017 pour lancer le projet FREE CONTACTS. Ce projet de portraits en couleur de personnes en exil en Italie bénéficie en 2021 du soutien à la photographie documentaire du CNAP, avant d’être exposé en 2022 à la galerie La Mauvaise Réputation à Bordeaux.
Les rencontres occupent une place essentielle dans son parcours, guidé par de heureux hasards qui l’ont notamment conduit en Italie, pays qu’il aime depuis longtemps. En 2013, un voyage organisé par un voisin new-yorkais, Paolo Martino, l’amène à découvrir Santa Ninfa. Il y entame une série de portraits d’enfants, qu’il retrouve douze ans plus tard à l’adolescence, inscrivant ainsi le projet Casa della fanciulla dans une dimension temporelle étendue.
Son travail figure dans les collections permanentes d’institutions telles que le FRAC Nouvelle-Aquitaine, le Centre national des arts plastiques, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, ainsi que dans des collections privées internationales. Il expose aujourd’hui pour la première fois en Italie, après avoir passionnément exploré et photographié ce pays.


