De la scène à l'écran

organisé dans le cadre de :
Milano
28 - 29 septembre

Paesaggi coreografici contemporanei / Paysages chorégraphiques contemporains

En collaboration avec le Centre national de la Danse
28 et 29 septembre : Portes ouvertes de l’Institut français Milano
Médiathèque et CinéMagenta63

Entrée libre dans la limite des places disponibles

À l’occasion de la trente-deuxième édition du Festival MilanOltre, l’Institut français Milano propose, avec le soutien du Centre National de la Danse, une programmation de vidéos et de films de danse. Dès la fin des années 1980, MilanOltre a accordé une large place à la nouvelle danse française : Maguy Marin, Jean-Claude Gallotta, Dominique Bagouet sont quelques-uns des représentants de ce courant à avoir été invités au Festival, qui a par la suite accueilli de nombreux autres artistes venus de France. Les cinq programmes composant ce cycle mettent l’accent sur le parcours de plusieurs figures majeures de la danse française, parmi lesquelles Maguy Marin, Mathilde Monnier et Olivier Dubois.

Deux documents seront en outre projetés en continu à la Médiathèque. Le premier rend compte de l’irruption de la vidéo-danse dans les années 1980, le second est un montage témoignant, à partir d’une dizaine de chorégraphies, de la vitalité de la création actuelle. 

projections au CinéMagenta63 :

vendredi 28 septembre 
Ore 17.00 Maguy Marin ou comment dire, 30’   |  Solitude(s) Mathilde Monnier, 30›
Ore 18.00 Le p’tit Bal, 4›   |   France Vidéodanse années 80, 55›
Ore 19.00  Karma One an Essay on Carolyn Carlson, 31›  |   Sarah Winchester - opéra fantôme, 24›
 

samedi 29 septembre   
15h Le p’tit Bal – IF cinéma,4›  |  France Vidéodanse années 80, 55›
16h Un regard sur la danse actuelle, 60›
17h Tragédie, 120›

projections à la médiathèque :

samedi 29 septembre de 11h à 17h : vidéos projetées en continu
Maguy Marin ou comment dire, 30’
Solitude(s) Mathilde Monnier, 30›   
France Vidéodanse années 80, 55›
L’Homme qui danse, 50›
Auguri, 52›

le Programme

France Vidéodanse Années 80, 2014, 55›
Venerdì 28 settembre, ore 18.00  | CinéMagenta63
Sabato 29 settembre, ore 15.00  | CinéMagenta63
in sequenza  in mediateca dalle 11.00 alle 17.00 Sabato

C’est au début des années 1980 qu’apparait un nouveau courant de danse contemporaine – une danse d’auteur – appelé la Nouvelle danse française dont de nombreux représentants dirigeront les premiers Centres chorégraphiques nationaux créés en 1984 par Jack Lang. C’est dans ce contexte aussi prospère pour la danse qu’on voit émerger la vidéo-danse, de nombreux chorégraphes collaborent avec des réalisateurs pour créer des films de danse. Cinématographe et chorégraphie signifient étymologiquement : notation du mouvement.
La caméra porte un nouveau regard sur la danse, qu’elle détaille, analyse et condense avec les moyens mécaniques qui lui sont propres. Le gros plan, le ralenti, l’accéléré, la marche-arrière, l’ellipse et une série de trucages altèrent la nature du mouvement et la gestuelle. Malgré les reflets et la vitesse qui peuvent relativement s’écarter du mouvement où ils trouvent sa source, le cinéma, comme la photographie ajoute une autre dimension à la danse.
 

Extraits:

KOK, chorégraphie et réalisation de Régine Chopinot, 1988
Caramba, chorégraphie et réalisation de Philippe Decouflé, 1986
Les Raboteurs, chorégraphie d’Angelin Preljocaj, réalisation de Cyril Collard, 1988
Mammame, chorégraphie de Jean-Claude Gallotta, réalisation de Raoul Ruiz, 1986
Dix Anges, chorégraphie et réalisation de Dominique Bagouet et Charles Picq, 1989
La Fiancée aux yeux de bois, chorégraphie de Karine Saporta, réalisation de Luc Alavoine, 1989
Anna de la Côte, chorégraphie de N + N Corsino, réalisation de Marielle Gros et Nicole Alix, 1986
L’Etreinte, chorégraphie et réalisation de Joëlle Bouvier et, Régis Obadia, 1987
46 Bis, réalisation de Pascal Baes, 1988

Un regard sur la danse actuelle,  2015, 60›
Samedi 29 septembre, 16h   | CinéMagenta63 

Ce montage présente le travail d’une dizaine de chorégraphes. Certains ont commencé dès les années 1980 et continuent encore à produire des pièces, d’autres sont des artistes plus jeunes, émergents, comme c’est le cas pour les deux chorégraphes présents à la fin de ce montage.
Ces chorégraphes sont des artistes pluridisciplinaires, ils travaillent avec différents médiums, décloisonnent les arts (plastiques, visuels, musicals) et surtout ils collaborent avec de nombreux artistes.

Extraits:

Shirtologie II, conception Jérôme Bel, réalisation Aldo Lee et Jérôme Bel, 2015
100% Polyester, conception Christian Rizzo, lumière Caty Olive,1999
Corbeau, chorégraphie Myriam Gourfink, réalisation Stéphane Caroff, 2007
I Apologize, conception Gisèle Vienne, 2005
Les Inconsolés, conception Alain Buffard, 2005
Magma, chorégraphie et réalisation Boris Charmatz, 2007
Soapéra, conception Mathilde Monnier et Dominique Figarella, 2010
Promenade obligatoire, chorégraphie Anne N’ Guyen
Movement Materials, conception et chorégraphie Noé Soulier, Fondation Vuitton, 2014 
 

Portrait : Maguy Marin ou comment dire : 30’
vendredi 28 septembre, 17h  | CinéMagenta63 
Samedi 29 septembre de 11h à 17h en continu à la médiathèque

Maguy Marin ne danse pas seulement avec les corps. Elle danse avec les sons, les onomatopées, les mots, les phrases, les langues étrangères, la langue en général. Depuis ses premières pièces, la parole a toujours été non seulement une matière, mais aussi l’un des moteurs essentiels du mouvement, une sorte de règle rythmique plus ou moins cachée comme en témoigne le fameux « Fini. C’est fini. Ça va finir. Ça va peut-être finir », tiré de Beckett, et qui offre une cellule rythmique aux compositions de May B. Mais entre les tout simples « Ah » effrayés et « Oh » surpris (Ramdam) qui donnent de l’élan aux danseurs et les phrases en latin de Lucrèce qui les immobilise (Tu rb a), il y a, il est vrai, et Maguy Marin en apporte une preuve réjouissante, cent façons d’utiliser le langage.

Extraits :
Ramdam, 1994
May B, 1981
Babel Babel, 1982
Aujourd’hui peut-être, 1996
Ha ! Ha !, 2006
Pour ainsi dire, 1999
Waterzooï, 1993
Quoi qu’il en soit, 1999
Nocturnes, 2012
Description d’un combat, 2009
Turba, 2007

Karma One An Essay on Carolyn Carlson , 1977, 31›, Alain Mayor
vendredi 28 septembre, 19h   |  CinéMagenta63 
 

Ce document rare, récemment retrouvé et sauvegardé par Alain Mayor avec l’aide de la Cinémathèque de la danse et en collaboration avec L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, montre l’interprète-chorégraphe, période seventies-GRTOP, au travail, aussi bien en répétition qu’en public, et délivrant par petites touches ses réflexions sur la danse.

Solitude(s) Mathilde Monnier, 30›
vendredi 28 septembre, 17h  |  CinéMagenta63 
samedi 29 septembre de 11h à 17h en continu à la médiathèque


La danse de Mathilde Monnier est habitée par la thématique de la solitude. Si dans ses pièces les danseurs sont nombreux, sur le plateau, chaque danseur se détache par son individualité et sa façon de trouver sa place dans le groupe ou en solo. Dans Tempo 76, c’est un unisson qui rythme la pièce, obéissant au métronome de la musique de Ligeti, chaque danseur est à la fois un corps commun et un corps singulier. Dans Déroutes, les interprètes vivent leurs parcours sur un même plateau se rencontrant où se croisant au fil du hasard de leurs marches. Les Lieux de là, aussi, à leur façon, raconte l’histoire de la dispersion d’une communauté qui n’en finit pas de se reconfigurer. Duos et trios – figures du lien – sont fréquents dans la grammaire de Mathilde Monnier, mais ce qui prédomine ce sont des danses solitaires, de véritables solos ou des solos à plusieurs (voir les errances rock de Publique), où chacun, chacune, se laisse entraîner par son propre mouvement et sa propre dérive.

Gli spezzoni
Soapéra
, 2010
Les lieux de là, 1999
Pour Antigone, 1993
Tempo 76, 2007
Publique, 2004
Pavlova 3’23’’, 2010
Chinoiseries, 1991
MM in Motion, 1992
2008 vallée, 2006
Déroutes, 2002

TRagédie, 2014, 120›, Olivier DUbois
samedi 29 septembre, 17h | CinéMagenta63 

L’homme qui danse, 50›,  Rosita Boisseau
samedi 29 septembre de 11h à 17h en continu à la médiathèque

Angelin Preljocaj, Christian Bourigault, Dimitri Chamblas, Mark Tompkins, François Verret, Alain Buffard, Kader Belarbi, Josef Nadj, Philippe Decouflé… autant de visages d’artistes, exclusivement masculins, qui se succèdent à l’image. Ce projet patiemment mûri, de la critique de danse Rosita Boisseau et de la réalisatrice Valérie Urréa, réunit extraits de pièces et entretiens autour d’un même questionnement : le masculin et la danse.

Sara Winchester, opéra fantôme, 2016, 23›, Bertrand Bonello
vendredi 28 septembre, 19h  |  CinéMagenta63 

Sarah achète une grande maison, s’y enferme et l’agrandit sans fin pour y loger, mais aussi pour y piéger les esprits. A la fin, la maison comptera 160 pièces, 10 000 fenêtres, 367 marches, 950 portes dont 467 donnant sur du vide. Bertrand Bonnello en a tiré un court-métrage de 25 min pour le site de l’Opéra de Paris. Le cinéaste filme Marie-Agnès Gillot aux prises avec ce personnage aspiré par le vide. Il cadre la danseuse étoile de dos. Le dos de Gillot, cette plage massive dévorée, ravinée de muscles anormalement saillants. Le dos d’un écorché. Sarah Winchester, ou la figuration impossible. L’opéra Bastille devient la maison hantée. La danseuse, cette femme assaillie par les chimères. 

Le p’tit Bal, 1993, 4›, Philippe Decouflé
vendredi 28 septembre, 18h  |  CinéMagenta63 
samedi 29 septembre, 15h  |  CinéMagenta63 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

 

 

 

 

 

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